Histoire

LE VAL, 3500 habitants. Au carrefour des routes (anciennes ou modernes) de la Voie Aurélienne Romaine à L’Autoroute Paris-Nice.

Lieu géographique, point idéal à retenir pour vivre, ne serait-ce que quelques heures, quelques jours à la campagne, dans le calme et la sérénité au cours d’une visite en Provence et, parcourir des siècles d’histoire quotidienne au bruit de la même eau qui coule à ses fontaines et au rythme des heures qui sonnent à son clocher.

Ici, la Provence vit encore…

LE VAL, longue vallée étroite, enserrée par deux chaînes de collines, vêtues de pins et de maquis. Au centre une tour, coiffée d’un campaniledélicatement ouvragé, accolée à un clocher massif et trapu… Tout autour des toitures de tuiles allant du rose tendre à l’ocre brun, constituent une mosaïque aux tons doux… Une ligne sinueuse de verdure: La rivière. Un damier de vignobles, d’oliveraies, de jardins, ponctué de bastides aux façades fanées…

Tel est le paysage qui vous accueille

Un peu d’histoire
2500 ans avant J.-C.

C’est l’âge du cuivre. Les hommes vivent au pied d’abris rocheux verticaux bien ensoleillés. Au lieu dit « Les essartènes », paroi de roches peintes, gravures rupestres. Des fouilles sont en cours.

1000 – 200 avant J.-C.

Le peuple des Ligures occupe cette même région. Les Celtes venus du Nord se mêlent à eux… Ils établiront un camp, un castrum celto-ligure à Paracol… Plusieurs dolmens sur la limite du Val et de Brignoles marquent les lieux de sépulture.

150 avant J.-C.-300 après J.-C.

Les Romains occupent la Provence. On a trouvé sur divers points de la Commune des pierres tombales, des mosaïques, des urnes, témoignages de l’existence de « villas » romaines.

IVe au IXe siècle

Les envahisseurs passent : Wisigoths, Ostrogoths. Les habitants se réfugient à nouveau à Paracol surtout pendant la période où des bandes de pillards sarrasins dévastent la Provence.

Xe au XIIe siècle

Guillaume, comte de Provence, délivre la Provence des sarrasins et partage les terres à ses chevaliers. La famille de Châteaurenard reçoit les terres du Val, de Paracol, de Correns, etc. La comtesse Mathilde de Châteaurenard donne en 979 les terres de Paracol (où se trouvent deux églises : N.D.-de-Paracol et St-Blaise) et du Val à l’Abbaye de Montmajour, et sa fille Balde fait construire l’Eglise du Val en 1068. Autour du prieuré (presbytère actuel) et de l’église s’aggloméra le village entouré de remparts sont il reste encore deux portes : La Tour de l’Horloge, La Porte de la Dîme, quelques maisons aux fenêtres romanes et la tour à la gorge ouverte.

Dès 1149, les religieux de Montmajour accorderont la franchise municipale aux habitants du Val qui devient dès lors « Commune » gouvernée par deux consuls élus chaque année le jour de la Saint-Blaise (février).

XIIIe au XVIIe siècle

Peu à peu le Val fait éclater son corset de murailles. A plusieurs reprises, l’église est agrandie. Des moulins à farine et à huile sont construits sur la Place du Vallat (Place Louis Fournier) où on a amené les eaux des « Treje Raï » (treize sources) par un canal qui alimente encore aujourd’hui les nombreuses fontaines qui donnent à ce village son caractère frais et rieur. L’invasion des troupes de Charles Quint d’abord, celles du Duc de Savoie ensuite, les guerres de Religion enfin dévastent Le Val. De temps en temps s’y ajoutent la peste. Un consul du Val tentera en 1595 de mettre un terme aux exactions du Duc d’Epernon qui, pour battre les protestants, n’hésite pas à saccager les terres des catholiques. En livrant du blé, le Consul Debergue fera sauter l’hôtel où habite le Duc, et celui-ci restera à califourchon sur une poutre « le poil brûlé »… Le calme revient et la prospérité avec. Les roues des moulins se remettent à tourner, s’ouvrent les paroirs au drap, des tanneries, un moulin à « rusco » (où l’on écrase l’écorce du chêne destinée à tanner les peaux). La halle qu’on avait construite sur la place face à l’horloge est démolie, ses piliers de pierre supportent aujourd’hui la charpente qui agrandie et reçoit un beau portail classique en 1564. La chapelle N-D.-de-Pitié s’orne d’une belle façade Renaissance égayée de coquillages en 1664. La Tour de l’Horloge est dotée d’un magnifique campanile en fer forgé en 1734.

XVIII/XIXe siècle

La Révolution frappe. Les Consuls deviennent des Maires. L’histoire locale rejoint l’histoire nationale… La fin du XIXe siècle voit la flambée d’expansion. En 1886, on construit la Mairie et les Ecoles à l’extrémité de l’ancien pré de foire. Les deux guerres (1914 et 1945) marqueront leur passage par les listes des morts tombés au champ d’honneur… Il s’agit aussi de la période où les mines de bauxite sont exploitées, bientôt aura lieu un changement de cap…
A partir de 1975, Le Val s’agrandit : lotissements résidences à la campagne… La population citadine s’accroît mais la population agricole diminue… Changement de cap dans l’Economie…

Que sera demain ? Demain se prépare… Le Midi de la France connaît une nouvelle industrie : Le tourisme.

Le val essaie de se mettre au pas : Rénovation du Vieux Moulin à huile, création d’un théâtre de plein air, ouverture de cinq musées, rénovation et extension de la mairie en 1986, cent ans après sa construction, création d’une école…

D’autres projets prennent forme… Comme au cours des siècles, Le Val retrouvera son souffle et la génération du 2ème millénaire sera digne de celles qui ont précédé.